MV Agusta 920 brutale

Ce matin, comme vendredi dernier, un essai moto(ça va devenir une habitude).
Test d’une heure donc de la MV Agusta 920 Brutale sur des routes pourries, des routes à virages et même un peu de ville. Je vais commencer par les défauts comme ça ce sera réglé.
– Le prix : 11990€ sachant que c’est le modèle d’entrée de gamme chez MV.
– L’entretien : on rejoint le côté du porte-feuille qui fait mal, tous les 6000Km, 150-250€ et un billet de 500€ aux 24000Km.
– Le réseau : MV Agusta y’en a pas partout, c’est rare, donc du temps pour les pièces et une main d’oeuvre coûteuse comme la plupart des marques Européennes.
– Quelques détails un peu cheap, comme la tête de fourche plastoc pas super solide
– L’embrayage qui me rappelle ma 750. En ville vous devrez muscler votre main gauche si vous voulez réussir à appuyer dessus plus d’un quart d’heure.
– La béquille, chiante à sortir(le cran est juste sous le cale-pied gauche)
– L’interrupteur des clignotants qui n’est pas évident, on a tendance à appuyer sur le klaxon à la la place, mais c’est peut être une question d’habitude.
– Un peu haute pour moi, mais c’est le cas de presque toute les motos.
Et le dernier défaut mais qui est aussi un bon point : l’exclusivité

Je m’explique, la première chose qui m’a frappée quand je suis monté dessus c’est l’impression de m’assoire sur un bloc de béton armé, pas l’idéal pour un éventuel passager. La selle est dure comme c’est pas permis et glisse un peu(gaffe à l’écrasage de noix sur le réservoir au freinage). D’une manière générale la Brutale porte parfaitement son nom. Et est rigide de partout et sur une route pourrie, on a vite mal au cul. En revanche dès que le bitume s’améliore on change de dimension. La brutale est précise, penche toute seule, freine bien, et surtout, surtout le moteur envoie grave du pâté. C’est surtout ça qui m’a surpris. La plupart des bécanes que j’ai essayé m’emmerdaient. Je ne m’amuse qu’avec un moteur qui a du punch, qui vous donne un « coup de pied au cul » si cher à la marque de mes précédentes montures. Normalement, ou plutôt, d’après mon ressenti on ne retrouve cette pèche que sur les bi-cylindres et c’est là que j’ai pris ma claque. Le bloc rital de MV est un quatre cylindres qui vous tire sur les bras dès les bas régimes et vous les arrache jusqu’à la zone rouge situé à 15000tr/min que l’on atteint très(trop ?) vite. Le simple essorage de la deuxième vous emmène à plus de 150km/h en quelques secondes. Le moteur donne la banane tout le temps. Ça cogne à chaque passage de vitesse, ça grogne en bas et ça rugit en haut. Chaque rotation de poignée vous pousse et plus on tape dedans plus on en redemande. En contrepartie il faut garder la tête froide. Elle marche très fort alors il faut surveiller ce qu’on fait pour éviter se retrouver rapidement au dessus de ses limites. Je ne suis pas un pilote chevronné et j’ai bien ressenti que je trouverai mes limites bien avant d’atteindre celle de la Brutale. C’est une moto à ne pas mettre entre les mains d’un débutant c’est certain. Niveau esthétique, je la trouve magnifique tout simplement et pas ordinaire. Le mono-bras, les jantes, le réservoir, le cadre treillis, les fonderies de l’échappement, y’a rien à jeter.

Vous l’aurez compris, elle m’a fortement marqué cette bébête. Elle est exactement ce que je cherche dans ma future moto, des sensations, de la rigueur, du fun, et des raisons de la garder longtemps. En contrepartie, il faudra débourser beaucoup d’argent et renoncer beaucoup au confort. Ca se médite, reste qu’elle vient de monter sur la première marche de mon podium personnel.

La semaine prochaine je tenterai, dans la mesure du possible, d’essayer la Ducati 1100 Monster.

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