Prolifiquement votre….

Bon alors m’y voilà, allongé dans l’herbe au bord du lac casiment déserté, c’est les vacances et il ne fait pas vraiment beau. Il fait lourd surtout. Aprés mon film, j’ai eut envie de bouger de chez moi et de venir ici. Une douche-thérapie comme d »habitude et en selle pour venir écrire au bord de l’eau. Je me dis que je ne doit pas penser que je pourrais être avec elle, ici. Raté puisque je l’écris. Dans la douche je pensai déjà à ce que j’allai coucher sur le papier ici. Du fait que je commençai à prendre concience de certaines choses. Comme par exemple le fait que l’on peut aimer les mots sans pour autant devoir devenir écrivain. Que l’on peut apprécier la photographie sans vouloir forcement réalisé le cliché de l’année, que l’on peut être mélomane sans savoir jouer d’un instrument, et que même si je vois ma vie à travers une caméra je ne serais surment pas réalisateur.
Je me rend compte là tout de suite que ça me manquai d’écrire vraiment. Je sais que je vais tapper tout ça sur le PC en rentrant car je ne vous infligerai pas mon écriture, mais il n’empêche : faire glisser ma plume sur le papier est une sensation agréable.
Je me connais bien et je sais que ce n’est surement qu’une passade comme une autre mais certainesont restées. Comme par exemple mon couteau-suisse que j’ai toujours sur moi ou ce plume que je garde aussi. Le bloc sur lequel j’écris aurait du lui aussi avoir sa place attitrée. Il pourait rejoindre l’ordre méthodique qui règne dans mes poches de Jean’s. Portable à gauche, clefs à droite, porte-feuille arrière gauche, suisse, briquet, plume arrière droite. Ce calepin trouverai sa place avec le porte-feuille. Peut être.

Je fais une pause le temps de ne rien faire d’autre que regarder l’eau.

20 minutes environ

Finalement, j’ai bougé. 400 mêtres plus loin, plus tranquile, plus caché. Je pensai aux photos d’Eliness. Simples, sincères, naturelles. Je me disai que là maintenant c’est ce genre de photo que je voudrai faire. Des petits bouts de rien, un reflet dans l’eau, une abeille sur mon pied. Je voudrai aussi pouvoir m’extraire de mon corp et prendre en photo l’eau les arbres sur le bord et moi de dos assis en tailleur en train d’écrire ces lignes. Moi, encore de noir vétu(non je ne suis ni goth ni depressif ni en deuil…), et le calme qui me caractérise. Je voudrai atteindre cet état de grace, cette unité avec soi-même rien qu’une minute. Puis garder cette sensation comme les souvenirs de moment précieux. Ces instants dont je n’ai pas le droit de parler mais dont chaques secondes sont gravées.

Au fil de l’encre qui se vide, c’est à moi que je fais du bien. J’avais oublié ce qui m’avait poussé à écrire la première fois : lacher de soi.
Pouvoir jetter sur le papier ce qui vous reste sur l’estomac et sur le coeur, s’en débarasser, l’exterioriser. Je ne sais plus où j’ai vu ça(dailleurs je ne sais toujours pas qui en est l’auteur…) mais il y a une expression qui resume assez bien :

Ecrire c’est hurler en silence.

Ca fait aussi du bien de renouer avec un style qui m’est cher, l’écriture au fil de la pensée. Je suis daccord c’est bordélique à souhait, difficile à suivre mais ça me plait. A s’enfermer dans un style, en l’occurence les poèmes, on s’essouffle. Un peu de liberté pour mes mots. Ici s’arrête mes hurlements, pour le moment…

S’en est suivit un tour en vélo d’une heure histoire de me défouler aussi physiquement. Ca fait du bien.

3 commentaires

  1. « Ces instants dont je n’ai pas le droit de parler » :pourquoi?
    « Je suis daccord c’est bordélique à souhait, difficile à suivre » : je ne trouve pas.

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