En fait dès le départ c’était une idée de con. Ca puait le plan foireux. Je savais que ça finirait mal, mais je m’en foutais tellement je sentais qu’il fallait tenter l’affaire. Je m’en serais voulu à mort sinon. C’était plus ou moins l’affaire du siècle. De la semaine au moins. Et même réévalué après quelques pintes, ça semblait pas encore une mauvaise idée. C’était même plutôt simple. Nous on devait juste faire vite. Elle, elle devait juste être crédible. Lui demander du feu, c’était par sorcier. Nous on devait prendre la sacoche, au besoin lui en mettre un bon coup derrière la tête ou la cuisse et foutre de camp dans la bagnole d’un pote, maquillée pour l’occasion. Évidemment, tout est parti en couille. À cause d’elle. Elle ne lui a même pas demandé de feu. Elle est arrivée droit sur lui et a balancé son pied de toute ses forces entre ses jambes. Ça n’a pas raté d’un point de vue purement technique. En revanche ça l’a fait hurlé, et là niveau discrétion c’était la ruine. Il s’est plié en deux à genoux, la sacoche sous lui et commencé à se tortiller au sol. On était comme deux ronds de flan et elle, elle rigolait. J’aime pas qu’on change les plans…

5 commentaires

  1. Parce que je m’essouffle. C’est comme un trailer de film qui surgit en pensée. J’ai juste ce bout de film, une suite de mots. La suite ne vient pas.

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