La dernière fenêtre de mon paysage nocturne vient de s’éteindre. Un léger frisson et les ronrons lointain se font cacophonie.
Tu me disais il n’y a pas si longtemps que tu ne comprenais pas qu’on se détruise à petit feu. Pourtant la vie se résume à ça. Mourir mais le plus longtemps possible. Tenir jusqu’au bout. Une course d’endurance de la survie. Un compte à rebours à la valeur surprise. Alors, tuer quelques secondes de plus ou de moins, qui s’en rendra compte ?
Les regards fragiles sont parfois terrassés par la beauté. Aveuglé, réduit à néant par comparaison, anéantie devant l’inatteignable, mais pas assez courageux pour supprimer sa médiocrité, on choisit de ralentir sa chute. Pas digne. A peine dans la même dimension. Alors on divague, on se perd et le reflet du miroir vous toise d’un sourire un peu fou. Les sens à fleur de peau, votre peau change de couleur vos yeux vous renvoient des anneaux noirs enfoncés dans votre crâne. Un bourdonnement s’amplifie encore et encore jusqu’à atteindre une seule note. La plus grave et la plus forte que vous ayez jamais entendue. Votre tête est bord de l’explosion, votre corps frigorifié par la chaleur. Tout ce que vous touchez vous blesse et finalement cette entaille dans votre poignet mériterait peut être d’être élargie, allongée. Sublimée.
Et tout prends fin. L’impact sourd. Sans heurt. Le néant. Le vide.
Retour à la réalité. Fade.

Il est des beautés, et plus particulièrement celles des femmes, qui pourrait réduire à rien tout homme.

1 commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Message *
Nom *
Email *
Site web