Tiens, ça fait un moment que j’ai pas posté. Je vais vous parler du film que j’ai vu hier soir, ça vous occupera. Bon pour commencer j’ai toujours une manière différente de découvrir les films. Souvent ça passe par icheckmovies mais là c’est sur un jeu entre forumiste. Poster une image de film le premier qui trouve gagne le droit de poster une image à son tour. Bref je tombe donc sur un des rares films que je n’avais pas vu et, piqué de curiosité je me le garde sous le coude.
Il a gentiment dormi pendant un mois au frais, jusqu’à ce que je le sorte vers 1h du mat’ avec la motivation du mec qui cherche un film devant lequel s’endormir.
Sauf que je me suis pas endormi. Pourtant ça partait mal.

Déjà c’est un film musical ce qui est plutôt clivant. Dans le genre ça passe ou ça casse on fait pas mieux. C’est un exercice casse-gueule au possible et tout le monde n’est pas capable de pondre un Rocky Horror Picture Show ou un Moulin Rouge. Celui-ci fait d’ailleurs plus de deux heures, durée habituelle pour le genre. Ma dernière expérience en la matière a d’ailleurs tourné court, la faute à Chicago, au bout de 20 minutes j’arrivais à saturation quand, en entendant un robinet qui goûte, tu sais que tu vas de nouveau te taper une chanson à la con. Pourtant y’avait Zeta-Jones, mais j’ai pas tenu.
Deuxième point, toute la B.O. du film est constitué de reprises des Beatles. Donc déjà si vous ne supportez pas ça va être difficile. Pour ma part je cultive un amour/haine pour ce groupe cultissime qui me pousse à écouter la discographie un jour et vomir sur le double-blanc le lendemain, pile ou face donc.

Allons-y pour Across The Universe

Parlons des points noirs comme ça ce sera fait.
-Le scénario est plutôt sans surprise. Les années 60, on suit chacun de leur côté un garçon et une fille, chacun en age de quitter le domicile. Dès le début on sait comment ça va finir. De ce point de vue là pas de révolution.
-Le début du film n’est pas très entraînant, surtout le ton des chansons qui peinent à imposer un rythme. Mais c’est peut-être juste moi qui ai mis du temps à rentrer dedans.
-Un défaut que je trouve à tous les films musicaux que j’appèlerai  » le coups de mou du 3/4 de film », moment où on vous cale une chanson molle histoire de calmer le jeu, comme s’il était interdit de tenir ce genre de film sur un tempo soutenu.
-Et… c’est tout.

C’est tout parce que le reste est juste génial. Déjà le point central, -la musique pour ceux qui ne suivent pas- est une réussite. Les différentes reprises apportent vraiment quelque chose de plus aux morceaux originaux. Les interprètes sont bons, à ma connaissance tous les acteurs chantent. Jim Strugess qui joue Jude(oui oui, vous y aurez droit) chante un peu à la manière d’Ewan Mc Gregor, avec un sus un accent de Liverpool bien dégueulasse comme je les aime. Evan Rachel Wood s’en sort pas mal aussi, ainsi que le reste du casting, mais j’ai surtout retenu Dana Fuchs et sa voix Janis Joplinante qui suffirait à rendre vibrante « Frère Jacques ». Un sans faute à ce niveau ci.
On peut aussi ajouter la présence de quelques guest plutôt sérieux tel que Joe Coker ou Bono.

 

Deuxième gros point fort du film, le visuel. Le film est juste bourré de plans pas forcément inédits mais bien torché, avec des effets utilisés à bon escient. On flirte parfois avec Gondry(le bon hein, celui d’Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, pas le poussif et indigeste de la science des rêves), on se retrouve dans du mécanique, du psychédélique, du décalé. Le film a une vraie dimension artistique au plan visuel et ça fait plaisir.
La mise en scène est sans bavure, c’est juste calibré au poil de cul et agréable à regarder.
J’ajouterai qu’en plus ce film est l’oeuvre d’une réalisatrice et c’est assez rare pour le signaler.

Voilà si avec ça je vous ai pas convaincu et bien… tant pis.

PS: Je ne vous ferez pas l’affront de vous poster la bande annonce, elles ont toujours le défaut d’en montrer trop.

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